Oui Messieurs... à mettre entre vos esgourdes... Daniel Winter d'Est-Motorcycles vous offre une ligne droite "flat-out" suivie d'un rétrogradage.. montée des viiiiiiiiitesses du fantastiiiiiiiiiiiiiique :
V4 JAWA 4 Temps ...
Nous sommes en 1963 et 1966...
Daniel Winter, au petit déjeuner, brouille et cuit ses ?ufs en tournant uniquement ses potards à fond... sur cette nouba décibelique complètement JAWA...
N'rigolez pas les pignoufs... p't'1... essayez donc .... ça marche du tonnerre !
Arvella' gaz à fond
V4 JAWA 350cc - 1963
V4 JAWA 350cc - 1966
Un peu d'histoire (source www.moto-histo.com)...
JAWA... CZ...
En 1949, les industries Tchèques sont nationalisées. Les réseaux de vente de CZ et de Jawa fusionnent. C'est alors que la production des petites cylindrées est dévolue à CZ et celle des grosses - à partir de 250cm3 - à Jawa
C'est en 1969 qu'apparaît l'une sinon la plus belle CZ de compétition : Le modèle 860 de 350cm3, 4 temps à l'architecture rare, même encore de nos jours de V4 à 4 ACT (2 par banc de cylindre). Conçue en fait en 1965 par Frantisek Pudil, ce sont les moyens financiers du pays et, par là, de l'usine, qui empêchèrent qu'elle ne fasse plus tôt son entrée en scène. Nul doute, pourtant, qu'elle eut été concurrentielle face aux MV-Agusta, alors que Honda s'était retirée de la compétition : Les premières versions de l 350 fournissaient 52cv à 13.000 tr/mn pour culminer à 60,5ch à 14.000 tours en 1971. Une version de 420cm3 en fut dérivait, qui délivrait 72,5ch.
Bien que le cadre ait fait entrer le moteur dans la rigidité de la partie-cycle, le principal inconvénient était son poids de 140kg. A comparer avec les 105kg de la MV concurrente. Le principal point d'achoppement était le moteur, qui avait été conçu de manière très robuste et qu'on n'arrivera jamais à alléger suffisamment, malgré l'emploi de magnésium.
Cette moto n'en remportera pas moins de nombreux succès internationaux avec une fiabilité incomparable (4 abandons sur 37 départs), mais jamais de Grand-Prix, où son meilleur classement fut la deuxième place de Stasa en Tchécoslovaquie (1971) derrière la Yamaha emmenée par Jarno Saarinen.
Fin 1972, cependant, un coup d'arrêt fut donné à ce projet, sans que l'on en sache jamais la raison officielle. Pourtant, Pudil avait déjà envisagé de dériver de sa moto une 750cm3 adoptant la même architecture, destinée à un usage routier. La Tchécoslovaquie passa alors à côté d'une belle occasion de prendre une belle avance technologique sur la concurrence mondiale...

