Les meilleurs résultats que j'ai pu obtenir, quels que soient les terres utilisées, qui protègent la préciosité des métaux en transformation, ont été obtenus avec des engobes.
Et c'est bien entendu la porcelaine en provenance de Chine, qui est la plus pure, la moins transformée, que l'on trouve en France chez Solargil, qui donne la meilleure engobe. Elle se nomme "Bone China". Je préfère la concevoir à partir des pains de terres de tournage issus de ce fournisseur et non la recevoir en poudre de coulage, car ces poudres contiennent de modificateurs de thixotropie qui peuvent intervenir dans les bains métalliques en fusion.
Le but recherché est celui-ci :

Mais, me diriez-vous, pourquoi ne pas réaliser directement des creusets en porcelaine comme ces deux là ?

...simplement parce que la porcelaine de cette qualité est très chère (aujourd'hui environ 7€ le kg HT...), qu'elle est très difficile à tourner et qu'elle ne résiste pas aux chocs thermiques.
L'engobage permet donc de réaliser une interface creuset/ métal en fusion la plus neutre possible, et c'est bien ce que l'on recherche !
On peut donc partir de la conception de creusets en plusieurs terres différentes comme le grès, les terres réfractaires...


L'usage de creusets en porcelaine de ce niveau requiert une connaissance du maniement du feu assez exceptionnelle, ce qui n'est pas le cas pour les autres terres.
On réalise donc une barbotine pour créer cette engobe.
Il convient de la passer soigneusement, avec le geste adéquate. Sa viscosité doit être juste, ni trop liquide ni trop épaisse, s'appliquant sur les supports réfractaires ou grès non secs, mais non trop humides - un peu comme du cuir.


...et nous voici avec nos creusets engobés, que l'on emploiera pour les phases d'opérations finissantes (par exemple les dernières purifications mercurielles)...ou encore les aigles.

... à suivre...










