+1...on sort quelques billes, juste quelques !
Toucher aux feux, aux métaux en fusion, aux sels etc...nécessite immanquablement une formation. Car on ne s'improvise pas laborantin ou apprenti alchimiste comme cela en claquant du doigt.
J'ai appris et j'ai donné à apprendre, comme toute filiation de tout métier. Celui qui sait a appris et enseigne à son tour : c'est la juste loi de la transmission des connaissances et elle ne date pas d'hier.
Je me souviens encore très bien des entretiens incroyables que j'eus avec les derviches de chez Mawlana (Turquie) et tant et tant d'autre maîtres croisés - ou enseignants, ou mentors...on ne va pas se tourner le doigt dans les fesses pour le nom donné à celui qui enseigne : ils sont tous nos maîtres. Boulangers, flics, avocats,... alchimistes, nous avons tous eu nos maîtres.
Et tous les maîtres ont eu leur formation, ils allaient chercher le savoir là où il se trouvait.
Et dans la diffusion des savoirs il y eu depuis toujours ceux qui gardèrent une reconnaissance et qui ont transmis, et d'autres qui prirent pour eux les beautés des filiations respectives, se perdant dans l'errance de leurs egos.
Pour les chercheurs, les choses arrivent souvent dans un certain "désordre". Car la logique de la transmission ne se calque pas forcément sur celle de la suite d'évènements logiques de chaque vie.
Je me souviens par exemple des incroyables rencontres avec Monsieur Jean Malaurie lors de ses conférences parisiennes.
J'eus ainsi la chance de pouvoir échanger quelques moments avec lui. J'étais jeune et totalement en admiration.
Il ressortit de ces échanges le surprenant fait que ses sources se croisaient ainsi avec d'autres que j'eus la possibilité de vivre en Russie, à Apatity à l'Institut de Minéralogie dans lequel j'étais reçu par son illustre directeur. Monsieur Malaurie insistait sur le fait de vivre le voyage au plus près de son itinéraire. Lui était en traîneau à chiens, me décrivant l'énormité de l'impérative nécessité d'être complètement grisé par l'air, la lumière, la puissance des lieux, etc... pour seulement approcher un semblant de compréhension de ce que l'on venait chercher là.
Et là, je cherchais ce qu'il me fallait trouver depuis toujours. Je cherchais des gîtes métallifères pour trouver nos matières premières.
Je les trouvais d'abord en Auvergne et plus spécialement en Haute-Loire, région qui recèle d'innombrables gites exploités jusqu'au début du XX° siècle.
Nous échangions avec les similitudes de lieux dits "sacrés" (car renfermant ces trésors).
Ces lieux se trouvent tous en majorité sur le Cercle Polaire Arctique et au delà, partout où la terre sort des eaux.
Ecoutant les conseils de Maître Malaurie, je décidais de réaliser chaque années des voyages approfondis dans le nord de la Laponie en side-car, car là mes amis, on prend l'air !
J'eus donc ce rapport étroit avec les samis durant des années , frères des inuits que j'allais plus tard croiser au nord de l'Islande, où ils venaient s'approvisionner en matériaux divers, à Husavik.
Quelle vie !
En aparté, les arts samis comme inuits furent côtoyés, dont la fameuse svastika circulaire inuit, symbole des plus haut faits de vie pour eux et ligne de vie pour moi et mes apprenants. Bien entendus les vrais connards d'aujourd'hui y virent une similitude avec le nazisme - alors que cela n'a aucun rapport évidemment.
Je crois que nous crevons, dans ce monde, des religiosités, des psychologies culs-bénis à deux balles qui s'offusquent devant toute image qu'elles ne comprennent pas, exploitée par des idéologues, tels des pucelles en manque de "whouaou" - comme à la télévision...
Car celui qui essaie d'accuser Monsieur Malaurie de "nazi" à cause des svastikas inuits est un ignorant complet...un exemple d'imbécillité digne d'être porté à Sèvres comme étalon...
... à suivre...