pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

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fred59
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par fred59 » 08 janv. 2019, 21:35

Bravo merci pour ces supers compte-rendus et ces photos. Je vais prendre une carte pour localiser tout cela! Après ton retour et lorsque tu seras réchauffé, si tu pouvais nous donner quelques informations sur ta préparation ... comme cela on n'aura pas d'excuse pour ne pas y aller!
Encore félicitations
Frédéric

pvdm100358
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par pvdm100358 » 09 janv. 2019, 17:55

D'abord, grand merci pour avoir changé le titre de mon post, il convient tellement mieux à ce que j'y partage aujourd'hui!


Ensuite, voici la suite:Route entre Le Nyttarstreffet (Trollsvann) et Savalen Rally (Tynset)
Le 6, vers 15h, je pris donc congé des père et fils qui me prêtèrent leur garage afin que je puisse effectuer mes trois vidanges.
Je pris la direction plein nord et comptais rouler jusqu’à ce qu’il fasse noir avant de chercher à loger.
Je me réjouissais déjà de pouvoir prendre une douche chaude – trois jours quand même que je baigne dans mon jus – de m’asseoir sur une faïence bien nette et confortable, et manger ce que l’on aurait préparé pour moi !!
Le Scandic de Konsberg fera l’affaire !
Pas de chance, leur restaurant est fermé le dimanche…mais, me dit l’hôte d’accueil, il y a un turc en face.
Bof, bof. Il y a d’autres resto, me dit-il, mais ils sont au-delà du pont.
Il y a des ponts partout ici, puisqu’il y a de l’eau partout !
Après une bonne douche et ayant retrouvé une apparence plus civilisée en enfilant des vêtements propres (et mis mon caleçon à l’envers…cela permet de doubler son temps d’usage), je parti donc en quête d’une bonne cuisine locale.
Las, après une bonne demi-heure et ayant hélé quelque piéton, je dus me rendre à l’évidence que la cuisine locale devrait attendre et me rabattis sur le turc.
J’ai tout de suite regretté de n’avoir pas 20 ans de moins au compteur !!
Une jeune femme splendide, au sourire caniculaire armée d’yeux que toutes les biches du monde doivent lui jalouser, m’accueillit si gentiment que j’aurai dit oui à toutes ses propositions !
Je la suivi bien docilement jusqu’à ma table et elle ne me dit non qu’une seule fois, lorsque je lui demandai une bière ; « no alcool here ». Ah, ben oui, en revenant sur terre, on se rappelle qu’on est chez des musulmans.
Pas grave, de l’eau accompagnera mon bonheur fugace.
L’estomac satisfait, les yeux encore tout éblouis par tant de charmes, je dormis du sommeil de l’amoureux béat. Ma machine aussi eut droit à un traitement de faveur, car je lui offris une nuit au chaud dans le parking sous-terrain de l’hôtel.
Le lundi 7 se lève par un temps maussade ; le ciel est gris, la neige menace, mais il ne fait pas très froid, -2°.
Je me mets en route vers 9h30’, relax car je n’ai plus que 350 Km avant d’atteindre Tynset.
La machine tourne fort bien, gravit toutes les côtes avec entrain, ma consommation se maintient à la normale, mais je suis devenu prudent et dès que le compteur journalier indique 160 km, je cherche une pompe.
Vers midi, je m’arrête donc et savez-vous ce qui est garé là ? Une Ural Pustinja II, sœur de la mienne !
C’est un couple d’allemands qui se rend au Savalen Rally aussi ; quand même, quelle coïncidence !
Ils poursuivent vers Lillehammer ; moi, je déjeune et prend la direction qui mène directement à Tynset.
Et toujours, le dilemme surgit après une rencontre ; être partagé entre la chaleur de la rencontre et le confort moral de l’autonomie. Entre voyager seul ou à plusieurs.
Voyager seul permet de goûter davantage la liberté d’avancer comme on le veut, de s’arrêter quand on le souhaite, de ne pas se sentir responsable d’autres. Un peu égoïste, je le sais. Oblige aussi à ne s’en prendre qu’à soit lorsque le souci surgit, à se poser des questions plus existentielles aussi.
Voyager à plusieurs, c’est gai, c’est rassurant aussi. On sait qu’en cas de coup dur, on ne sera pas seul à se démerder. Mais, il faudra aussi supporter les limites des autres, leur caractère, leurs envies.
Et, je ne pourrai pas, je le sais, ne pas me sentir responsable et solidaire de leur éventuels ennuis, coups de pompe, moral en baisse, etc… .
Voyager seul ou à plusieurs, n’est ni mieux, ni moins bien, la démarche est différente.
Je choisis de voyager seul, mais je confesse un pincement au cœur à chaque départ, de quitter les autres, qu’ils soient mes proches, mes amis, mes rencontres fortuites.
L’humain a un instinct grégaire, c’est sûr.
Vers 17h, la neige tombe depuis une bonne heure et je m’arrête à Elverum, au Scandic du coin.
Il me restera 190 km à rouler demain. Du moins, c’est ce que je déduis des données GPS… .
Il neigera toute la nuit et au matin, 30 cm de poudreuse recouvrent la bâche protégeant mon side.
La route est hyper glissante et le passage du chasse-neige laisse derrière lui, une patinoire luisante de glace.
Las, quelques km’s plus loin, feux orange et rouge clignotants, barrière en travers de la route ; je comprends que celle-ci est fermée pour cause d’accident. « Pour combien de temps ? », « on ne sait pas ».
Bon, pas grave, je suis bien en avance, j’ai vu hier soir sur la carte qu’il y a plus ou moins une parallèle à la route 3.
Demi-tour et au rond-point devant l’hôtel, je prends à gauche.
Il me faut une vingtaine de km avant de tomber sur la route 25 que j’avais vaguement repérée la veille.
Ma roue arrière veut absolument passer devant sans cesse, ça gigote du cul même en terrain plat, sans même que je touche aux gaz !! Jamais connu une patinoire pareille !!
Rapidement, l’environnement de la ville s’est estompé, maintenant, ce ne sont que bois de sapins et de bouleaux. Les sapins ont la belle et triste mine des jours de neige, leurs branches chargées de neige ploient vers le sol. Les bouleaux dressent leur ramure noir et maigrelette vers un ciel si bas qu’un canal s’est perdu….heu, non, ça, c’est une autre chanson ! si bas que l’on le confond avec le brouillard du matin.
Et, pas un chat, pas une bagnole ; en 68 km, j’ai longé, croisé une dizaine de lacs, et … deux camions.
De plus, je vois sur mon GPS que je file NE, alors que ma destination est plein nord… .
Il neige sans cesse, il fait de plus en plus froid, je ne croise plus de pompe à essence, et personne n’a l’idée, ce matin, d’emprunter la même route que moi.
Je m’interroge et m’arrête pour consulter ma carte.
Il me reste 8 km avant d’atteindre Trysil ; de là, je pourrai virer plein nord sur la route 26. 90 km’s à y rouler, puis, plein O sur Tynset.
Oui, oui, si vous calculez, vous arriverez à la même conclusion que moi en ce moment : je fais un sacré détour, nom de nom !
Et, toujours une glisse, une dérive permanente ; j’en profite pour dire combien nos sides sont bien équilibrés car, pour peu que l’on soit doux avec la direction et les gaz – je ne touche pas aux freins !! – maintenir le cap est très faisable. J’arriverai à garder une vitesse entre 50 km/h en 3e et 65 en 4e.
Au-delà de cette vitesse la roue arr patine trop.
Je croise une pompe à Trysil et m’y arrête bien sûr ; il doit être l’heure de midi. Je vois qu’il y a moyen d’y manger un bout.
Un camionneur dévore un hamburger assis face à la fenêtre, les yeux rivés à son journal.
Pas d’autre choix que le hamburger ; le choix se limite à en prendre un de 100, 150 ou 200 Gr.
Ouais, suis pas fan, c’est peu de le dire. Va pour un 100gr « with a lot of vegetable, as possible ».
Elle – hé non, ce n’est plus ma petite turc d’ hier soir !! – doit abuser de ce qu’elle vend, mais très gentiment me bourre le set en papier qui enveloppe le hamburger de tomates et de salade.
Je ne traîne pas, car je ne suis pas rassuré par l’état de la route qui loin de s’améliorer se revêt de poudreuse et, de surcroît, des rafales de vent étendent leurs doigts de neige sur la route qui, bientôt, se feront congères, sacrés pièges pour la roue du panier qui, si elle s’en prend une un peu épaisse, me ferait faire un 180° assuré.
A chaque côte, je me dis que ce coup-ci, ça ne va pas le faire et que je suis mûr pour monter mes chaînes…et, puis, non ça passe encore une fois.
Des rafales me poussent de l’autre côté de la route et c’est le bon côté du faible trafic que de ne pas ainsi risquer de se prendre une voiture ou un camion de face.
Je diminue un peu la vitesse car à défaut de prendre un véhicule de face, se prendre le fossé ou le talus, ne serait guère mieux.
Il n’y a plus que moi, le ron-ron rassurant du moteur, le vent, la neige, les montagnes chauves bordées de forêts blanches, les eaux de lac gelées ou striées de vaguelettes ; le temps et les km’s s’égrènent lentement. Froidement.
Quelques maisons en bois peint bordent lacs et forêts, mais les rares fumées s’échappant de leur cheminée témoigne que, scrogneugneu !, il n’y a pas d’habitants dans ces bleds.
A défaut d’habitants, je croise tous les dix km’s un panneau annonçant un camping, témoignant que la région est probablement plus animée lorsqu’il fait plus chaud.
Enfin, Tolga, croisement avec la route 30, qui vingt km’s plus à l’ouest, m’amènera à Tynset, proche de ma destination finale ; à ce moment, je n’ai pas encore décidé si je m’arrêterai à Tynset ou continuerai jusqu’au lac de Savalen et son complexe hôtelier, ma destination finale.
La 30 est en meilleur état et je me prends à voler à nouveau à 90 Km/h ; une côte me rappelle bien vite à l’ordre, car ma roue arrière patine illico, prouvant donc que sous un aspect plus civilisé, la route glisse encore. Trop pour ce genre de vitesse qui ne me permettrait pas d’éviter un obstacle, c’est sûr. Je rends donc la main et m’impose de combattre ce que « l’odeur de l’écurie » inspire à tout voyageur. Se planter à 20 km de l’arrivée, c’est une mauvaise idée.
Voilà Tynset, il est 15h45’ ; je rentre l’adresse de l’hôtel dans le GPS qui annonce 22 km jusqu’à celui-ci. Allez, hop, on y va.
Les dix derniers km’s se font dans une neige de 20-30 cm, et seul un lacet plus prononcé m’oblige à brancher la deuxième roue motrice.
L’efficacité de cette deuxième roue motrice est bluffante ; pas besoin de mettre plus de gaz, ça pousse bien, c’est même très conduisible sur sol glissant.
Yop ! j’y suis ! Assez imposant l’hôtel, si différent de notre petit campement de tentes de Trollsvann… .
C’est un autre concept d’hivernale.
J’en dirai plus…demain.

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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par Est-Motorcycles » 09 janv. 2019, 18:35

pvdm100358 a écrit :
09 janv. 2019, 17:55
D'abord, grand merci pour avoir changé le titre de mon post, il convient tellement mieux à ce que j'y partage aujourd'hui!


Ensuite, voici la suite:Route entre Le Nyttarstreffet (Trollsvann) et Savalen Rally (Tynset)
Le 6, vers 15h, je pris donc congé des père et fils qui me prêtèrent leur garage afin que je puisse effectuer mes trois vidanges.
Je pris la direction plein nord et comptais rouler jusqu’à ce qu’il fasse noir avant de chercher à loger.
Je me réjouissais déjà de pouvoir prendre une douche chaude – trois jours quand même que je baigne dans mon jus – de m’asseoir sur une faïence bien nette et confortable, et manger ce que l’on aurait préparé pour moi !!
Le Scandic de Konsberg fera l’affaire !
Pas de chance, leur restaurant est fermé le dimanche…mais, me dit l’hôte d’accueil, il y a un turc en face.
Bof, bof. Il y a d’autres resto, me dit-il, mais ils sont au-delà du pont.
Il y a des ponts partout ici, puisqu’il y a de l’eau partout !
Après une bonne douche et ayant retrouvé une apparence plus civilisée en enfilant des vêtements propres (et mis mon caleçon à l’envers…cela permet de doubler son temps d’usage), je parti donc en quête d’une bonne cuisine locale.
Las, après une bonne demi-heure et ayant hélé quelque piéton, je dus me rendre à l’évidence que la cuisine locale devrait attendre et me rabattis sur le turc.
J’ai tout de suite regretté de n’avoir pas 20 ans de moins au compteur !!
Une jeune femme splendide, au sourire caniculaire armée d’yeux que toutes les biches du monde doivent lui jalouser, m’accueillit si gentiment que j’aurai dit oui à toutes ses propositions !
Je la suivi bien docilement jusqu’à ma table et elle ne me dit non qu’une seule fois, lorsque je lui demandai une bière ; « no alcool here ». Ah, ben oui, en revenant sur terre, on se rappelle qu’on est chez des musulmans.
Pas grave, de l’eau accompagnera mon bonheur fugace.
L’estomac satisfait, les yeux encore tout éblouis par tant de charmes, je dormis du sommeil de l’amoureux béat. Ma machine aussi eut droit à un traitement de faveur, car je lui offris une nuit au chaud dans le parking sous-terrain de l’hôtel.
Le lundi 7 se lève par un temps maussade ; le ciel est gris, la neige menace, mais il ne fait pas très froid, -2°.
Je me mets en route vers 9h30’, relax car je n’ai plus que 350 Km avant d’atteindre Tynset.
La machine tourne fort bien, gravit toutes les côtes avec entrain, ma consommation se maintient à la normale, mais je suis devenu prudent et dès que le compteur journalier indique 160 km, je cherche une pompe.
Vers midi, je m’arrête donc et savez-vous ce qui est garé là ? Une Ural Pustinja II, sœur de la mienne !
C’est un couple d’allemands qui se rend au Savalen Rally aussi ; quand même, quelle coïncidence !
Ils poursuivent vers Lillehammer ; moi, je déjeune et prend la direction qui mène directement à Tynset.
Et toujours, le dilemme surgit après une rencontre ; être partagé entre la chaleur de la rencontre et le confort moral de l’autonomie. Entre voyager seul ou à plusieurs.
Voyager seul permet de goûter davantage la liberté d’avancer comme on le veut, de s’arrêter quand on le souhaite, de ne pas se sentir responsable d’autres. Un peu égoïste, je le sais. Oblige aussi à ne s’en prendre qu’à soit lorsque le souci surgit, à se poser des questions plus existentielles aussi.
Voyager à plusieurs, c’est gai, c’est rassurant aussi. On sait qu’en cas de coup dur, on ne sera pas seul à se démerder. Mais, il faudra aussi supporter les limites des autres, leur caractère, leurs envies.
Et, je ne pourrai pas, je le sais, ne pas me sentir responsable et solidaire de leur éventuels ennuis, coups de pompe, moral en baisse, etc… .
Voyager seul ou à plusieurs, n’est ni mieux, ni moins bien, la démarche est différente.
Je choisis de voyager seul, mais je confesse un pincement au cœur à chaque départ, de quitter les autres, qu’ils soient mes proches, mes amis, mes rencontres fortuites.
L’humain a un instinct grégaire, c’est sûr.
Vers 17h, la neige tombe depuis une bonne heure et je m’arrête à Elverum, au Scandic du coin.
Il me restera 190 km à rouler demain. Du moins, c’est ce que je déduis des données GPS… .
Il neigera toute la nuit et au matin, 30 cm de poudreuse recouvrent la bâche protégeant mon side.
La route est hyper glissante et le passage du chasse-neige laisse derrière lui, une patinoire luisante de glace.
Las, quelques km’s plus loin, feux orange et rouge clignotants, barrière en travers de la route ; je comprends que celle-ci est fermée pour cause d’accident. « Pour combien de temps ? », « on ne sait pas ».
Bon, pas grave, je suis bien en avance, j’ai vu hier soir sur la carte qu’il y a plus ou moins une parallèle à la route 3.
Demi-tour et au rond-point devant l’hôtel, je prends à gauche.
Il me faut une vingtaine de km avant de tomber sur la route 25 que j’avais vaguement repérée la veille.
Ma roue arrière veut absolument passer devant sans cesse, ça gigote du cul même en terrain plat, sans même que je touche aux gaz !! Jamais connu une patinoire pareille !!
Rapidement, l’environnement de la ville s’est estompé, maintenant, ce ne sont que bois de sapins et de bouleaux. Les sapins ont la belle et triste mine des jours de neige, leurs branches chargées de neige ploient vers le sol. Les bouleaux dressent leur ramure noir et maigrelette vers un ciel si bas qu’un canal s’est perdu….heu, non, ça, c’est une autre chanson ! si bas que l’on le confond avec le brouillard du matin.
Et, pas un chat, pas une bagnole ; en 68 km, j’ai longé, croisé une dizaine de lacs, et … deux camions.
De plus, je vois sur mon GPS que je file NE, alors que ma destination est plein nord… .
Il neige sans cesse, il fait de plus en plus froid, je ne croise plus de pompe à essence, et personne n’a l’idée, ce matin, d’emprunter la même route que moi.
Je m’interroge et m’arrête pour consulter ma carte.
Il me reste 8 km avant d’atteindre Trysil ; de là, je pourrai virer plein nord sur la route 26. 90 km’s à y rouler, puis, plein O sur Tynset.
Oui, oui, si vous calculez, vous arriverez à la même conclusion que moi en ce moment : je fais un sacré détour, nom de nom !
Et, toujours une glisse, une dérive permanente ; j’en profite pour dire combien nos sides sont bien équilibrés car, pour peu que l’on soit doux avec la direction et les gaz – je ne touche pas aux freins !! – maintenir le cap est très faisable. J’arriverai à garder une vitesse entre 50 km/h en 3e et 65 en 4e.
Au-delà de cette vitesse la roue arr patine trop.
Je croise une pompe à Trysil et m’y arrête bien sûr ; il doit être l’heure de midi. Je vois qu’il y a moyen d’y manger un bout.
Un camionneur dévore un hamburger assis face à la fenêtre, les yeux rivés à son journal.
Pas d’autre choix que le hamburger ; le choix se limite à en prendre un de 100, 150 ou 200 Gr.
Ouais, suis pas fan, c’est peu de le dire. Va pour un 100gr « with a lot of vegetable, as possible ».
Elle – hé non, ce n’est plus ma petite turc d’ hier soir !! – doit abuser de ce qu’elle vend, mais très gentiment me bourre le set en papier qui enveloppe le hamburger de tomates et de salade.
Je ne traîne pas, car je ne suis pas rassuré par l’état de la route qui loin de s’améliorer se revêt de poudreuse et, de surcroît, des rafales de vent étendent leurs doigts de neige sur la route qui, bientôt, se feront congères, sacrés pièges pour la roue du panier qui, si elle s’en prend une un peu épaisse, me ferait faire un 180° assuré.
A chaque côte, je me dis que ce coup-ci, ça ne va pas le faire et que je suis mûr pour monter mes chaînes…et, puis, non ça passe encore une fois.
Des rafales me poussent de l’autre côté de la route et c’est le bon côté du faible trafic que de ne pas ainsi risquer de se prendre une voiture ou un camion de face.
Je diminue un peu la vitesse car à défaut de prendre un véhicule de face, se prendre le fossé ou le talus, ne serait guère mieux.
Il n’y a plus que moi, le ron-ron rassurant du moteur, le vent, la neige, les montagnes chauves bordées de forêts blanches, les eaux de lac gelées ou striées de vaguelettes ; le temps et les km’s s’égrènent lentement. Froidement.
Quelques maisons en bois peint bordent lacs et forêts, mais les rares fumées s’échappant de leur cheminée témoigne que, scrogneugneu !, il n’y a pas d’habitants dans ces bleds.
A défaut d’habitants, je croise tous les dix km’s un panneau annonçant un camping, témoignant que la région est probablement plus animée lorsqu’il fait plus chaud.
Enfin, Tolga, croisement avec la route 30, qui vingt km’s plus à l’ouest, m’amènera à Tynset, proche de ma destination finale ; à ce moment, je n’ai pas encore décidé si je m’arrêterai à Tynset ou continuerai jusqu’au lac de Savalen et son complexe hôtelier, ma destination finale.
La 30 est en meilleur état et je me prends à voler à nouveau à 90 Km/h ; une côte me rappelle bien vite à l’ordre, car ma roue arrière patine illico, prouvant donc que sous un aspect plus civilisé, la route glisse encore. Trop pour ce genre de vitesse qui ne me permettrait pas d’éviter un obstacle, c’est sûr. Je rends donc la main et m’impose de combattre ce que « l’odeur de l’écurie » inspire à tout voyageur. Se planter à 20 km de l’arrivée, c’est une mauvaise idée.
Voilà Tynset, il est 15h45’ ; je rentre l’adresse de l’hôtel dans le GPS qui annonce 22 km jusqu’à celui-ci. Allez, hop, on y va.
Les dix derniers km’s se font dans une neige de 20-30 cm, et seul un lacet plus prononcé m’oblige à brancher la deuxième roue motrice.
L’efficacité de cette deuxième roue motrice est bluffante ; pas besoin de mettre plus de gaz, ça pousse bien, c’est même très conduisible sur sol glissant.
Yop ! j’y suis ! Assez imposant l’hôtel, si différent de notre petit campement de tentes de Trollsvann… .
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par papycoz » 09 janv. 2019, 18:39

Je deviens de plus en plus jaloux de ces grands voyageurs, Déjà quand j'arrivais en Bretagne je me sentais baroudeur, mais là je me rends compte que je n'étais qu'un petit rouleur. ....SNIFF!!
Réparer c'est pas faire en sorte que ça marche !!!
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par Est-Motorcycles » 09 janv. 2019, 18:55

papycoz a écrit :
09 janv. 2019, 18:39
Je deviens de plus en plus jaloux de ces grands voyageurs, Déjà quand j'arrivais en Bretagne je me sentais baroudeur, mais là je me rends compte que je n'étais qu'un petit rouleur. ....SNIFF!!
Ce n'est pas si fatal mais, il est vrai que c'est lorsqu'on sort de France que pas mal de choses commencent...mais ce n'est pas obligé...En plus, lorsqu'on coupe convenablement le cordon ombilical en s'embarquant, la magie commence.

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Bonne route Pierre et courage !
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par domi30 » 09 janv. 2019, 19:15

merci pour le partage
Domi :?
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par pvdm100358 » 09 janv. 2019, 19:20

Merci, Dan!! La machine fonctionne super bien, un vrai plaisir.
Il n'y avait qu'un seul Ural au Nyttarstreffet, ici au Savalen - les autres participants sont arrivés cet après-midi - il n'y a quasi que des Ural !! Ce sont des allemands pour la grande majorité; seul, un belge dénote… .
J'adore le panneau! Tu peux faire demi-tour tout de suite.

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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par Cathy » 09 janv. 2019, 20:03

Merci Pierre pour le partage de tes aventures .

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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par pvdm100358 » 09 janv. 2019, 21:32

Cathy a écrit :
09 janv. 2019, 20:03
Merci Pierre pour le partage de tes aventures .
Merci, Cathy. Si en plus, j'avais le quart de ton don pour la photo, ce serait encore plus parlant. C'est pour cela que j'écris!

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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par Est-Motorcycles » 09 janv. 2019, 23:11

pvdm100358 a écrit :
09 janv. 2019, 19:20
Merci, Dan!! La machine fonctionne super bien, un vrai plaisir.
Il n'y avait qu'un seul Ural au Nyttarstreffet, ici au Savalen - les autres participants sont arrivés cet après-midi - il n'y a quasi que des Ural !! Ce sont des allemands pour la grande majorité; seul, un belge dénote… .
J'adore le panneau! Tu peux faire demi-tour tout de suite.
Surtout pas !
bien sûr je suis tombé en rade car en plus sur cette piste mon robinet d'essence s'était mis à fuir ! :shock: :shock:
Il y a quelquefois des destins...mais la magie opère car complètement paumé en pleine piste j'ai trouvé des trolls sur le bas-coté. Je les ai prié et un gros 4x4 s'est arrêté 10 minutes plus tard !

Image
Image
Image

J'ai eu sacrément chaud sur ce coup là...Agrandis la dernière photo, tu verras les trolls... je me demande encore qui les a mis là, à plus de 200 bornes sur une piste avec personne :?: :?:
Je n'étais pas bourré et j'ai pris la photo au différé pour vérifier si je n'étais pas sous le coup d'une hallucination !
Ben non... :!: :!:
Je n'ai encore pas compris.
:| :arrow:
Fais gaffe aux trolls là-haut, il y en a plein...
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par pvdm100358 » 10 janv. 2019, 07:39

Magnifique!

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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par pvdm100358 » 12 janv. 2019, 17:23

ImageImageImageSavalen rally
Le 8 janvier, vers 16h30’ au terme d‘une sacrée partie de glisse en tout genre, je finis par arriver au Fjellhotel & Spa, complexe planté au nord du lac de Savalen.
A la réception, l’hôte me précise que l’hôtel est fermé, qu’il n’ouvre pas avant demain midi… .
Mais, comme il me « connait » - ah, bon ?? – il va me donner ma chambre, mais il n’y a rien à manger, ni ce soir, ni demain matin et que cette nuit, je serai seul dans l’hôtel.
Le cadre s’y prêtant, je ne pourrai m’empêcher de guetter un gamin dévalant les couloirs sur son tricycle, de faire un pas en arrière à l’ouverture des portes de l’ascenseur… Stanley Kubrick se rappelle à mon bon souvenir.
Je suis quand même bien content qu’il ne m’ait pas refoulé car j’en ai un peu plein les bottes.
Les autres arriveront demain dans l’après-midi, je pense ; cela me laissera le temps de décharger toutes mes affaires de camping que je dois faire sécher, et d’écrire quelques lignes.
L’hôtel me cède son local à ski au titre de séchoir ; ils sont bien sympa. La tente se déplie comme du carton et je dois décoller des plaques de gel délicatement. J’arrive à l’étendre ainsi que le tarp; dans deux jours, ils seront en état d’être repliés, emballés.
A midi pile, le lendemain, je suis au resto et c’est dans une salle à manger de trois cents personnes, que seul, face au lac en contrebas, je déjeunerai. Enfin, car j’avais les crocs !
A partir de 15h, le gros des troupes arrivent ; ce sont tous des allemands, et la grande majorité roule en Ural ! Deux Yamaha 1100, une BMW attelées, pas encore de solo.
L’organisateur est un couple d’allemands, ceci expliquant que sur un total de 26 participants, il ne se comptera qu’un couple d’espagnol, un italien et moi-même comme « étrangers ».
Le concept est aux antipodes de celui du Nyttarstreffet ou du Primus Rally (23-24 février) ; les deux derniers sont dénués de toute infrastructure, chacun s’occupe de sa tente, de son couchage, de sa nourriture, de sa cuisine ; le Savalen se déroule dans un hôtel avec Spa, dont les allemands raffolent, tout est organisé, des sorties journalières aux visites de ce qui est intéressant à voir dans le coin.
Je suis moins fan des roulages à 16 ou 17, mais je respecte ce choix ; je salue le travail de préparation de Paul et Sabine Weiss.
L’ambiance me ramène à ce que j’ai connu en accompagnant durant des années, un groupe de nos amis flamands, à des séjours courts au ski, dans le sud-Tyrol italien.
Ils s’amusent simplement, avec entrain et sincérité, à participer à des jeux à l’extérieur, genre boyscouts, ils mangent des menus trois services midi et soir, petit-déjeunent déjà en se gavant d’œufs, de lard, de saucisses, de tomates cuites,… . La bière coule à flot.
Bon, ils ont le physique qui va avec ce régime hypercalorique aussi.
Je me fais l’effet d’un moineau à côté d’eux.
La plupart font l’effort de parler anglais avec moi et c’est ainsi que j’apprends qu’ils ont transporté leur side en remorque jusqu’à Kiel avant d’embarquer en ferry pour en descendre à Oslo, distante de 450 km de Savalen… .
Alors, évidement, mes 2.000 km, ça les scotche un peu.
La visite à Alvdal d’un musée consacré à la genèse et la création d’un studio de film de personnage en plasticine animés, est intéressante et pleine de charme ; de grands enfants qui créent et s’amusent, inventent d’incroyables stratagèmes pour le bruitage et les « effets spéciaux » se résumant à animer les personnages, à créer le vent, etc… .
Un léger souci est apparu sur mon side ; la pompe à essence s’active dès que je branche le coupe-circuit, ce qui est anormal. Elle ne doit s’activer que lorsque je mets le contact.
Cela me fait penser à un relais qui reste coller. J’aspergerai toutes connexions de la pompe que je vois, sans effet.
Faudrait que j’aille dans le phare pour vérifier l’état des connexions au contacteur, que je trouve le relais défaillant, mais avec le froid et la neige qui tombe par intermittence, je me dis que cela pourra attendre. Je ne suis pas en panne et le coupe-circuit me permet de l’arrêter.
Le vendredi, arriveront un couple d’espagnol et un italien ; des grands courageux !
Je me mets aussi en quête de spikes pour mes pneus car la séance d’Hollidays On Ice de l’autre jour relevait quand même du grand n’importe quoi, très limite, pas très raisonnable. Alors, s’il y a moyen d’en éviter la répétition, ce serait bien.
Je trouve facilement sur internet, Vianor à Tynset, qui peut s’en acquitter sauf que chargés de travail, ils ne peuvent me prendre que…lundi 14, or, je compte prendre le chemin du retour dès dimanche matin.
Je finirai par trouver des clous à visser Best Grip ; j’en mis 100 par pneu, me limitant à ceux de la moto. Le changement est radical ! Ces clous sont d’une efficacité étonnante !
Le lac est enneigé, strié par les mouvements de la glace, accueillant ça et là des pêcheurs les heures de clarté, bordé de forêt comme partout ici. La Norvège pour ce que j’en ai vu, respire la quiétude, le calme, l’organisation et la qualité. Tout invite au lâcher prise, à la contemplation.
Même le pas du patineur des skieurs qui s’égrènent le long des chemins, lent, profond et rythmé revêt une forme de poésie dans l’action.
Je me promène les après-midis, laissant mes compagnons à leurs visites. Des bornes à rouler, j’en ai encore un paquet qui m’attendent.
Je prendrai une autre route pour rentrer ; je vais tirer à l’Est, vers la Suède, rejoindre le sud de Malmo, traverser par le pont en direction de Copenhague, me dispensant par là-même de prendre un ferry. Le retour se fera à 100% par la route.
Ce samedi, j’ai commencé à charger mon side de telle manière à pouvoir partir tôt demain et d’abattre assez de km’s pour rentrer en quatre ou cinq jours.
Ce soir, c’est « diner de gala » et soirée dans le piano bar de l’hôtel..bof, bof. Pas vu beaucoup de nanas, il n’y a plus qu’à espérer que le ou la pianiste soit à la hauteur. De toute façon, comme je compte me lever à six heure, je rejoindrai mes pénates avant minuit.

A suivre….

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Omar_Cello
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par Omar_Cello » 12 janv. 2019, 18:54

ces trolls ont l'air de Schtroumps !
Мотоцикл с коляской - ни ванна, ни гроб, но что-то между.

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Est-Motorcycles
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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par Est-Motorcycles » 13 janv. 2019, 18:15

Beau récit Pierre, bien détaillé et réaliste.
Je t'avais envoyé un message pour tes relais collés, j'espère que cela s'est arrangé.
Le coup de l'hôtel fermé, je l'ai vécu en Mongolie. On n'avait rien à manger et une simple porte nous séparait de la cuisine qui était bondée de bouffe. Je leur en veux encore un peu...
Fait très attention au pont à Malmö : le vent y est souvent redoutable et ne te fie pas au vent sur la terre à 1 km du pont. Sur le pont il est souvent 10 fois plus puissant. Je me souviens encore d'une traversée de ce magnifique pont avec la Ural en travers sur toute sa traversée, ne dépassant pas 40 km/h et rendant furieux les poids lourds...
Tu verras le tunnel n'est pas mal non plus...je te conseille un arrêt café après la traversée de tout ça...


Image


Un peu plus au large il y a une batterie d'éoliennes...c'est pour dire... S'il y a du vent n'hésite pas à décaler d'un jour, c'est sérieux.
Sois prudent Pierrot...et bonne route.
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Une petite vie de concessionnaire URAL en Auvergne.
Est-Motorcycles : affineurs d'Urals et pourvoyeur d'aventure. Inventeur.
Aller les gars, la vie est belle ! Gardez tous courage, nos machines sont formidables, n'hésitez pas à vous évader avec elles. Et l'amitié aussi, le partage et la contemplation des choses simples de tous les jours...

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Re: pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

Message par jojo » 13 janv. 2019, 19:28

Merci pour ton récit et tes belles photos.
Je confirme ce que dit Dan à propos du vent sur le pont de Malmo.Nous l'avons passé à 2 sur une moto solo avec mon épouse et nous étions penchés à 45° et à 40 km/h.
En ce moment tu as un jeune compatriote qui se trouve au Cap-Nord avec un petit cs90 Honda de 50 ans.
Cela aurait été sympa de vous rencontrer mais il y a trop de distance entre vous.
Bonne et longue route à toi.

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