pvdm100358 : dans les pas des grands baroudeurs

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papycoz
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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par papycoz » 30 juil. 2018, 19:26

Tres beau compte-rendu, cela donne envie de partir ...
Réparer c'est pas faire en sorte que ça marche !!!
http://roulemapoule.jouwweb.nl/

pvdm100358
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Voyage/Part 3

Message par pvdm100358 » 31 juil. 2018, 18:37

* Bon, petit erratum: je ne suis pas parti le 16, mais le 11 juillet. Est-ce parce que je suis en vacances que je perds la notion du temps, ou - je devance les mauvaises langues! - est-ce l'âge qui avance, ou l'âge avancé, je ne sais, mais je suis bien parti de chez moi le 11 juillet et non le 16; ne vous étonnez donc pas des changements de dates. Voilà, voilà... .

A suivre…. 18 juillet.
Je sangle mon bazar, fais le tour de la machine et…mon anti-brouillard avant gauche pend lamentablement au bout de son fil… la patte en acier de 2 mm d’ép. est sectionnée au niveau des deux boulons de fixation. J’avais bien remarqué que l’ensemble trahissait une certaine « souplesse » et je suppose que ces vibrations mille fois répétées sont venues à bout de la résistance du métal. Pas grave, je débranche la connexion étanche et range le phare dans un de mes sacs. Je sais déjà comment je renforcerai la fixation.
Le niveau d’huile moteur est ok, davaï !
Je prends la direction d’Orense -> Oimbra -> Portugal/Mirandela -> Bemposta  Espagne/Vitigudino -> Carceres -> Montila -> Campillos -> Mijas la Cala Hills.
Il me reste donc 1.100 km pour arriver là où je resterai quelques jours en compagnie de ma plus jeune sœur qui me rejoindra en avion (Malaga). Je compte deux jours ; il faut bien ça par les petites routes que j’ai sélectionnées.
Assez bizarrement, au matin je replonge au bout de quelques km’s, dans la brume et une température qui m’obligera à rapidement m’arrêter pour enfiler une couche en plus. A moins de 24°, un simple T-shirt sous la veste ne suffit pas pour le frileux que je suis.
Jusqu’à Orense, c’est grosso modo le même trajet en sens inverse que la veille ; c’est en prenant la direction sud vers le Portugal que les routes redeviendront étroites, de piètres qualités, mais remplies de charme !
A midi, il fait déjà 32-34 ° et il y a un moment que je roule en chemise, manches longues ; oui, j’abandonne le T-shirt, question de ne pas arriver les bras et le cou complètement cramés au soir.
Comme on s’en doute, il n’y a pas vraiment de différence entre le nord-ouest de l’Espagne et le nord-ouest du Portugal… . Cela ressemble maintenant à la Provence en moins montagneux.
Je ne croise quasi personne et c’est tant mieux car sur ces routes étroites aux virages serrés et aux accotements incertains, le moindre croisement de véhicule commande une grande prudence. Si je me mets au fossé, il n’y aura personne pour venir me tirer de là. Avec un side, laisser la roue du panier se prendre le fossé, c’est se promettre de grands efforts pour ramener le tout sur la route !
C’est en réfléchissant à cette éventualité que je m’aperçois que je n’ai avec moi, aucun équipement de traction ; pas une corde, pas une poulie, pas une manille… . Faudra que je remédie à cette carence avant le « grand voyage ». Hum ? Non, il ne s’agit pas du trépas ! Je compte partir vers le grand Est dans peu de temps, jusqu’à Vladivostok. Ce sera une autre histoire.
J’atteins un plateau, après une montée de col qui fut lente étant contraint à maintenir les 3.000 t en 3e pour garder la T° d’huile sous les 100°. C’est un peu chiant, mais au sortir de chaque épingle, remettre les gaz et passer une vitesse à retomber 50 m plus loin, est un mauvais calcul pour la santé du moulin.
Le side-car Ural est en soi, une invitation à la lenteur, à la promenade ; si l’on veut qu’il vous reste fidèle, il faut veiller à son confort et prendre sa conception rudimentaire et ancienne en considération.
Abandonnées les envies de vitesse, de limites à titiller, je découvre une autre manière de rouler, de voyager ; je concède que se libérer de la contrainte du temps est un luxe. Un luxe que je suis bien décidé à m’offrir.
Je ne renie rien de mes précédents voyages, ni de mon profond attachement à ma Ducati ST, ni aux sensations que je cherche et vis à son guidon.
L’Ural est simplement autre chose, et il faut s’adapter à lui. Je le fais avec grand plaisir.
Ce sont des champs à perte de vue ; bon, elle ne porte pas très loin ladite vue en ces vallons, mais dès que l’on sort d’un vallon et que la vue porte un peu plus loin, ben, ce sont encore des champs ! Pas un pêt d’ombre !
Je roule depuis des heures ; je n’ai pas petit-déjeuner, pas encore déjeuné et il est déjà 15h… .
Ma machine chauffe et moi aussi ; j’ai de l’eau avec moi, je ne risque rien, mais je commence à saliver rien qu’en pensant à la bière bien frappée que le prochain bistrot me servira !
Sauf qu’à se préparer des trajets par les toutes petites routes, on se prive de nombreux commerces et bars, j’en fais la cuisante expérience.
Je m’approche de Carceres, et, enfin, à Torrejoncillo, tous mes sens s’agitent car le décor évoluant, je sens, je hume l’inévitable bar ! Et il est là, avec des tables, des chaises, des parasols !! Quelle félicité ! J’en déglutis une, j’en savoure une deuxième ! Putain, c’est bon !
J’y reste un moment à…ne rien faire ; si, je me lève pour aller chercher une carte, pour pisser un coup bien sûr. Mais, je ne fais rien pendant une demi-heure.
Il est déjà 19h ; dans le bled, il n’y a ni camping, ni hôtel. On me dit que 10 km plus loin, je trouverai un hôtel. Allez, en route.
Je le trouve cet hôtel, mais il est le long de la nationale, et me semble bien crade ; je poursuis.
A 20h, je repose la question d’un hôtel ou d’un camping à une serveuse qui m’indique le Montesol à la sortie du village, que je trouve du premier coup.
Il reste une chambre et il va me faire une place dans son entrepôt pour le side ; un gars charmant. On sent qu’il a commencé petit. Son bâtiment est à rallonges.
Je dîne vite fait d’une dorade grillée, précédée d’un gaspacho ; tout simple, et super bon.
Je regrette mon espagnol rudimentaire car je taillerais bien une bavette avec ce gars ; sa bonne humeur et sa bonne tête invitent à la conversation. Mais, il est aussi nul en français ou en anglais que je ne le suis en espagnol, alors on en reste au langage des signes, aux quelques mots que nous avons en commun. Il s‘intéresse à la machine, bien sûr.
Chose rare jusqu’ici, il me précise que je peux petit-déjeuner dès 06h30’ ; depuis mon départ, il était déjà problématique d’obtenir 08h.
Je descends à 07h et qui est au bar à servir tout un public de travailleurs en partance pour leurs chantiers ? Lui, bien sûr. Je devine qu’il a commencé comme ça, à tenir un bar qui ouvrait tôt, fermait tard. Puis, il a investi dans quelques chambres, une cuisine. Et de fil en aiguille, il a agrandi et son hôtel compte à présent 35 chambres. Il a du personnel, sa femme travaille avec lui, mais ce service tôt le matin, c’est encore lui, car il aime ça, il aime cette clientèle, c’est à elle qu’il doit son développement et il n’oublie pas.
Tout le contraire d’un arriviste, d’un « arrivé ».
Dommage que je ne connaisse pas mieux l’espagnol ; il faut que je corrige cela.
Toast à volonté, café à volonté ; la note totale chambre/dîner/petit-déj : 41€.
Et c’est encore lui qui m’accompagne pour sortir le side de son entrepôt.
Retenez l’adresse : Hôtel-restaurant Montesol, Carretera Carceres - cuidad Rodrigo, Coria.
Tél : +34 927 50 10 49
On est le 19 juillet. Je devrais arriver à Mijas, sur la côte andalouse, ce soir.
A suivre…

pvdm100358
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Voyage/ Part 4

Message par pvdm100358 » 02 août 2018, 17:11

On est le 19 juillet. Je devrais arriver à Mijas, sur la côte andalouse, ce soir.

Il me reste un bon 500 km à rouler avant d’arriver chez moi et je veux y être ce 19, car ma sœur arrivant le samedi 21 à 9h30’ à Malaga, je préfère être 24h à l’avance au cas où un souci se présenterait sur la route.
Je suis en Castille, puis traverserai la Mancha avant de rentrer en Andalousie.
C’est légèrement vallonné, c’est très agricole ; l’ombre est une denrée rare, et pourtant recherchée en ses temps de canicule.
Mon side et moi, volons à… au moins ! 100 km/h et il me faut bien ça pour me rafraîchir. Mon pied gauche souffre un peu plus que le droit ; outre, qu’il se situe juste derrière le cylindre et, donc, soumis à ses calories arrachées, il se prend le soleil non-stop, de même quelques gouttelettes de vapeur d’huile qui s’échappent de bouchon de remplissage ou du joint bloc/tige de culbuteur. A 13h, en m’arrêtant pour manger un bout, je décide d’enfiler une chaussette car mon pied tient du homard ébouillanté passé à l’huile d’olive !
Le pied droit prend la chaleur du cylindre, mais reste à l’ombre du panier ; il souffre aussi, mais pour une raison autre et uniquement sur long trajet.
En effet, flat twin oblige, le cylindre gauche étant légèrement reculé par rapport au droit, laissant moins de place en avant du repose-pied, ainsi que la présence de la pédale de frein arr, oblige à poser juste l’avant du pied et légèrement orienté vers l’extérieur. Le ligament du Talon d’Achille en pâtit.
Après quelques heures de roulage, cela devient inconfortable et je cherche à poser le talon sur le châssis, pour soulager l’avant du pied et le ligament. C’est un aspect que je vais corriger en fabriquant un repose-pied avec appui de talon. J’ai la place pour le faire.

La bodega offre un parking ombragé d’arbres et rien que pour cet aspect, je m’y range illico.
Je ne serai pas déçu par le reste, faut dire.
Menu trois plats, trois choix par plat… jambon-melon, dorade à la plancha, glace + un verre de blanc, un demi-litre d’eau, un café : 9,9€. Je ne sais pas comment ils font ?!
Les espagnols déjeunent et dînent tard ; rien que par l’heure à laquelle je me pointe, ils savent que je suis un étranger. J’étais seul dans la salle à mon arrivée, elle sera comble une heure plus tard.
La route est monotone depuis un moment, le paysage de même ; des champs et encore des champs. Je laisse Cordoue sur ma gauche. Au loin, brille un point. D’une brillance exceptionnelle pour que je l’aperçoive si nettement par ce temps particulièrement lumineux.
En avalant les km’s, je me dis que la seule explication à une pareille brillance ne peut que venir du soleil lui-même. Maintenant, je distingue que ce point lumineux se trouve en haut d’un mât ; d’une tour plutôt. C’est assez spectaculaire, une telle surbrillance en plein jour. La vue perçoit, comment dire, la puissance ainsi révélée et au fil des km’s, je distingue trois faisceaux de lumière reliant cette brillance au sol.
Bon, ce ne peut-être qu’une centrale électrique à miroirs et concentrateurs ; lorsque je la laisserai à ma gauche, éloignée encore de 20-30 km, j’en aurai la certitude et garderai en mémoire l’incroyable blancheur de ces traits de lumière et de leur point de convergence !
Les routes se font plus étroites et défoncées, les virages plus serrés, les côtes plus pentues ; j’arrive en Andalousie !
Quelques cols sont à passer, le vent est fort – les sommets sont hérissés de dizaines d’éoliennes – et la chaleur étouffante ; je surveille la T° d’huile, mais tant que je peux rouler à 60-70 km/h, - et avec le vent de face ! - elle reste sous les 100°.
La traversée des villages est une vraie punition ! Des casses-vitesses à gogo – et des vrais, à passer à 25-30 km/h ! – des caisseux en goguette circulant à 20-30 km/h, juste le régime/vitesse qui ne me convient pas ; moi, je cuis, la T° d’huile grimpe !
Si je prends cela avec philosophie au début, j’enrage sérieusement quelques traversées plus tard… pas bon pour mon calme « légendaire »… . La patience n’étant pas aux dires de mes enfants, la cardinale de mes – nombreuses, si, si – qualités.
Les routes andalouses épousent de près le relief et c’est peu dire que l’on se trouve face à des montées raides, et des descentes durant lesquelles utiliser ses freins avec parcimonie est de rigueur si l’on veut garder un peu de garniture sur ses plaquettes, juste au cas où… !
Si je rappelle que les virages à droite en descente présentent un défi certain en side-car, on comprendra que la vigilance est de tous les instants, et je surveille ceux qui me suivent et qui ne sont sensés connaître cet aspect de la conduite du drôle d’engin qui les précède.
Ils ont pour la plupart le temps de lever le pouce en me dépassant, les poids-lourds me gratifiant d‘un appel de phare ; drôle d’engin, mais forçant le sourire et la sympathie du plus grand nombre.
Il est 19h lorsque j’arrive enfin, et avant même de rentrer au garage, je m’arrête en bas au bar/resto/superette pour me détendre, reposer mes fesses qui en ont pris un coup, et, surtout, boire une ou deux « cagna » bien frappée ! (Cagna ou plus exactement cana avec une « vague » sur le n, qui signifie « bière pression ».)
J’ai une journée entière demain, pour faire mes vidanges moteur/boîte/pont et penser à me fabriquer un nouveau support de GPS.
A suivre….

pvdm100358
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Voyage/ Part 4/ Photo

Message par pvdm100358 » 02 août 2018, 17:13

Support de phare A-B cassé
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gecko
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Re: Voyage/ Part 4/ Photo

Message par gecko » 02 août 2018, 18:54

pvdm100358 a écrit :
02 août 2018, 17:13
Support de phare A-B cassé
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La chambre a air est ton amie......merci pour le paratge
Ural 6½ et ¾ L ♀ Thørep "Черная овца"
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...Custodes...

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fbeurne
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Re: Voyage/ Part 4/ Photo

Message par fbeurne » 02 août 2018, 21:06

gecko a écrit :
02 août 2018, 18:54
pvdm100358 a écrit :
02 août 2018, 17:13
Support de phare A-B cassé
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La chambre a air est ton amie......merci pour le paratge
Si tu as les morceaux, ca doit pouvoir se ressouder à l'arc...tu as? (les morceaux ?et un poste?...Ou quelqu'un qui peut te le faire pas trop loin de chez toi?)
FRED, dept 54, et "black sport's globe trotter" année 2005 fiabilisé partie Cycle en 2010, Moteur/pont par DAN en 2016 et HONDA 1300 CTX année 2015
Dans ce monde, soit disant moderne, fait d'instantané, de vite consommé, dépêches toi d'être heureux; Roules en ural et tu comprendras où se trouve mon bonheur!

pvdm100358
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Voyage/ Part 5

Message par pvdm100358 » 03 août 2018, 19:04

Le 20 juillet, dès potron-minet, le petit-déj avalé, une lessive lancée, je me mets à l’entretien de la machine.
Oui, cet engin de conception ancienne, demande un entretien régulier ; tous les 3.000 km, vidange des moteur, boîte et pont est de rigueur.
Le grand spécialiste des Ural – il est français -, grand voyageur aussi, est un mécanicien comme on en fait plus, véritable amoureux de ces mécaniques, il va jusqu’à concevoir des pièces, les fabriquent ou les fait usiner dans le but de fiabiliser/améliorer ces machines qui ont, au moins jusqu’aux années 2.000, souffert d’un manque de rigueur flagrant dans la fabrication et l’assemblage mécaniques.
Son expérience est souveraine et ses conseils avisés. Il a 240.000 km à son compteur, ce qui tend à démontrer l’exactitude de ses conseils. »
J’emporte mes huiles avec moi, car elles ne sont pas faciles à trouver hors de France, comme la suite va nous le démontrer… .
L’huile moteur, de l’Igol semi-synthèse 20W50, j’en ai pris deux bidons de 2,5l ; l’un est entamé par mes mises à niveau successives – faut suivre, les gars ! – l’autre est neuf. Que je crois !!
Car, vidange faite, je m’aperçois que j’ai emmené un bidon entamé…et la capacité de mon carter est de trois litres… . Contenance de mon filtre à huile compris, j’ai tout juste assez pour refaire le niveau, mais plus une goutte pour le reste du voyage, soit… un peu plus de 3.000 km. Ca ne va pas le faire, je dois en trouver avant de quitter Mijas.
Passons à la boîte et au pont ; là, c’est de l’Igol 85w140 améliorée au Molybdène. J’ai un bidon de 2l, soit bien assez, la boîte en prenant 1,2l et le pont 0, 125 L.
Je teste en plus l’accessoire conçu et fabriqué par Ilderiou qui s’adapte sur son entonnoir ; super, à peine un chouïa qui perle, mais cela fonctionne fort bien ensemble et permet un remplissage propre et simple.
Et je verse et je verse…. Jusqu’au moment où je me rends compte que le bidon découpé/récolteur se remplit !! Mais, quel con !! j’ai oublié de revisser le bouchon de vidange de la boîte ! Je me précipite sans en foutre partout, mais, c’est sûr, il me manquera de l’huile de boîte/pont !!
J’ai tellement pensé à faire joujou avec ce nouvel ustensile que j’en ai oublié l’élémentaire ; sacredieu, je me foutrais bien des baffes ! Allez, virtuellement, je m’en mets une demi-douzaine.
Il me manque un demi-litre pour faire les niveaux.
Je vous passe les recherches sur internet, les coups de fil, les visites chez les revendeurs – je roule ici avec une Suzuki DR 650 RSE – les visites chez les divers concessionnaires moto…Nada, rien, snol, niets dans toutes les langues pour l’huile moteur. Pour l’huile boîte/pont, heureusement, j’en trouve. Sans Mb ajouté, mais bon.
Pour l’huile moteur, j’ai fini par demander à ma fille de m’expédier un bidon – neuf, svp ! – que j’ai chez moi en stock. La Poste/Correos a bien fait son job et 5 jours plus tard, j’ai reçu mon bidon.
Ouf, sauvé, donc.
J’ai hésité à relater cette, comment dire, défaillance ? bourde de débutant ? connerie sûrement, mais cela fait partie, je pense, du voyage ; de mes limites, sans doute.

Le 21, je récupère, en side, ma sœur à l’aéroport de Malaga ; elle n’est pas fan – c’est peu de le dire ! – des deux roues ; le side, ça passe, mais des trémolos dans sa voix, des petits signes, des questions sur la stabilité, la vitesse de l’engin, trahissent son manque…d’enthousiasme, dirons-nous.
Mais, contre mauvaise fortune, bon cœur, elle sait qu’il faudra y passer et nous prenons donc la route.
La route, nous la reprendrons encore pour deux visites intéressantes, à savoir celle de la ville de Ronda et celle, majeure, de Cordoue.

Ronda, «La ville bénéficie d’un site exceptionnel au cœur de la serrania de Ronda. Erigée sur un plateau rocheux, elle offre une vue spectaculaire sur la gorge du Tajo. Elle recèle un patrimoine architectural unique, mêlant constructions musulmanes et églises, un pont exceptionnellement élancé ainsi que des arènes, parmi les plus harmonieuses d’Espagne qui accueillent toujours de célèbres corridas. Voyager dans cette cité est un pèlerinage dans l’Espagne romantique du 19e S, où les bandoleros trouvaient autrefois refuge. » nous apprend le guide Michelin « Andalousie ».
Le plus spectaculaire tient en son pont Nuevo, construit en 1751, il comporte trois arches dont la centrale couvre un gouffre situé 100 m plus bas ; c’est beau et impressionnant. La petite histoire raconte que son architecte, effectuant une visite de contrôle se laissant descendre dans un panier d’osier suspendu, se pencha en avant et… bascula dans le vide ; y pas que moi qui suis maladroit !!
Toute une partie de la ville se trouve à flan d’une falaise aussi abrupte que profonde ; la vue porte exceptionnellement loin, en bas, l’on distingue une centrale hydro-électrique.
On peut descendre le long d’un chemin jusqu’au fond du gouffre, et laissant là un instant les visites de monuments, j’y emmène ma sœur illico ; je tiens à lui montrer un petit barrage et turbine ancienne, la retenue d’eau, cristalline.
Ben, y a plus ; en bas, le passage est fermé. Bon, il n’y a plus qu’à remonter. Pas grave, je connais un autre moyen d’y arriver. Il y a un palais d’un roi maure, en restauration, qui comporte une « mine » permettant de descendre jusqu’au fond du gouffre par cette voie.
Entre les deux, question de la laisser reprendre son souffle – il fait 38° - on visite une église bâtie sur les fondations de l’ancienne mosquée – pas terrible -, un jardin de monastère – ravissant – et quelques ruelles aux vieilles bâtissent tenant du riad ; l’architecture maure transpire de partout et ravit les yeux.
Et hop, 200 marches plus bas, il fait bien frais, la retenue d’eau est là – cristalline et fraîche, on s’en doute – mais, on ne peut pas atteindre l’ancienne machinerie. Dommage, allez, on remonte tout ça !
Je me ferai pardonner à la table d’un restau situé au bord du gouffre et dont le serveur était bien sympa.
Il y a deux routes pour parvenir à Ronda au départ de Mijas ; deux rêves de motards !! L’une, offrant un quasi circuit sur les deux tiers du parcours, l’autre sinuant jusqu’à plus soif au travers d’un Parque Natural.
J’ai opté pour le « circuit », mais à allure très, très modeste ; d’abord, l’Ural ne se prête pas à l’exercice du circuit, et deusio, pas question d’achever ma sœur ! Je voudrais encore l’emmener à Cordoue après-demain. A suivre….

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Voyage/ Part 5

Message par pvdm100358 » 03 août 2018, 19:27

Au fond du gouffreImage
On peut monter sur les superstructures de l'église Santa Maria la MayorImage

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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par Cathy » 03 août 2018, 19:44

Merci pour le partage de tes aventures, tu racontes bien, le gouffre est superbe !

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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par Discret » 03 août 2018, 23:21

merci pour ce partage,c'est superbe et superbement raconté
François alias Discret,
Transalp 1990 180 000kms+Ural T 1WD 2014 E-M,pont long 12000kms MERCI Dan,y a que toi qui aies le droit d'y toucher

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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par Marip » 04 août 2018, 11:16

on passe un agréable moment à lire ton récit sympa, merci
c'est pas parcequ'ils disent tous la même chose qu'ils ont raison

captaincrochet

Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par captaincrochet » 04 août 2018, 13:26

Merci à toi, rencontre brève à la burle, excellent compte rendu de ton voyage. Bien à toi.

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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par DNEPR56 » 06 août 2018, 12:29

merci pour ce récit très vivant. on s'y croirait!

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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par Garogorille74 » 10 août 2018, 17:45

bonjour Pierre
je viens de lire ta présentation qui date de 2017
peu importe ! et surtout ton récit de voyage§ bravo
j'ai lu dans ta présentation que tu rêvais de faire la route de la soie
pour ma part je fais le même projet pour 2020 en side car Ural Tourist 1WD.
Je prépare tranquillement mon engin et les formalités pour ce voyage.
Si tu veux échanger sur ce sujet je suis preneur.
es tu au courant qu'à compter de 60 ans en chine personne ne peux plus conduire d'engin à moteur! c'est ce que je viens de découvrir par un organisme auquel je m'étais adressé.
je cherche d'autres pistes pour contourner ce problème .
Donc je suis ouvert à tout échange sur le sujet
pour info j'ai créer un petit site pour faire partager mon projet
voici le nom: 2020-route-de-la-soie
a bientôt j'espère
JPierre

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Re: pvdm100358 : Présentation d'un nouveau side-cariste

Message par pvdm100358 » 20 août 2018, 10:41

Bonjour. Merci à tous pour vos réactions.
Je suis rentré avec 7.200 km de plus au compteur, lundi dernier.
Depuis, plus vraiment le temps de reprendre mes billets de voyage et j'ai repris le boulot ce matin... . Fini les vacances!

L'homme a plus souffert que la machine. En effet, l'Ural a été parfait! Pas un souci autre que celui de la légère perte d'huile qui pré-existait à mon départ.
Quant à moi, je retiens que lorsque je dépasse 8 h de selle/j, ce sont les pieds qui souffrent le plus. Les fesses aussi, mais dès que l'on se lève, ce mal-là, disparaît. Il n'en est pas de même pour les pieds; je vais me fabriquer des reposes-pied qui permettent de poser ceux-ci sur leur longueur totale, légèrement inclinés vers l'avant.

Les grosses chaleurs - on a été servi!! - sont gérables, même pour le moteur dans les cols aux virages serrés. Faut juste trouver le bon rapport vitesse/rapport/tours moteur, en tenant compte de l'éventuel vent arrière qui vient perturber le refroidissement.
Deux fois en 7.200 km et de multiples cols franchis, la température d'huile a atteint 104°C pendant quelques minutes. Sinon, j'ai pu la garder en-dessous des 100°C.
En réponse à JPierre, j'échangerai volontier sur la préparation au voyage vers l'Est, bien sûr.

A vous revoir, vous lire,

Pierre, l'africain

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